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Le mardi 21 novembre 2017

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Projet de pipeline entre Montréal et Portland

L’an dernier, une décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) rendait possible la construction d’une nouvelle station de pompage à Dunham pour permettre l’exportation de pétrole des raffineries de Montréal vers les États-Unis. Comme nous le signalions sur OikosBlogue, ce projet faisait partie d’une stratégie visant à acheminer le pétrole bitumineux de l’Alberta jusqu’à Montréal, puis de l’exporter chez nos voisins. On parle d’environ 200 000 barils de pétrole par jour vers le nord-est du continent, dont 80 000 barils par jour pourraient être raffinés dans les raffineries de Montréal-Est.

Mais selon tous les intervenants de la région touchée, le renversement du flux dans le pipeline Montréal-Portland impose une évaluation publique des impacts. Le député de L’Assomption et porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable et d’environnement, Scott McKay, et le député de Brome-Missisquoi, porte-parole adjoint du Bloc Québécois en matière d’environnement et porte-parole en matière de logement social, Christian Ouellet, joignent leur voix aux intervenants de la région pour exiger la tenue d’audiences publiques pour évaluer les impacts environnementaux du projet de Montréal Pipe-Lines de renverser le flux de pétrole circulant dans l’oléoduc Montréal Portland. Pour l’occasion, ils étaient accompagnés des députés Bertrand St Arnaud (Chambly), Yves Lessard (Chambly-Borduas), Monique Richard (Marguerite-D’Youville), Marie Bouillé (Iberville), Luc Malo (Verchères-Les Patriotes), Robert Vincent (Shefford), Nicole, Claude Guimond (Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques), Etienne-Alexis Boucher (Johnson), Meili Faille (Vaudreuil-Soulanges) et la porte-parole des jeunes du Parti Québécois de la région de la Montérégie, Andrée-Anne Bouvette-Turcot.

« Le changement de direction du flux dans le pipeline Montréal-Portland pour apporter du pétrole brut des sables bitumineux en provenance de l’Alberta vers les États-Unis, en passant par le territoire du Québec, comporte des risques environnementaux beaucoup plus grands que présentement. Ce projet ne peut pas être autorisé sans qu’il fasse l’objet d’un exercice transparent et il doit absolument être soumis à une commission d’enquête et d’audiences publiques. La seule information disponible actuellement est celle que veut bien rendre publique le promoteur. On ne peut pas laisser faire un tel projet sur le territoire québécois sans rendre publiques toutes les données. S’il devait abandonner ainsi les citoyens, le gouvernement libéral de Jean Charest se rendrait complice des grandes pétrolières », a déclaré Scott McKay.

La mobilisation d’aujourd’hui des élus municipaux, fédéraux et de l’Assemblée nationale reflète l’inquiétude grandissante des citoyens à l’égard de ce projet parce qu’aucune action n’a été entreprise pour en assurer la sécurité. « Une dizaine de municipalités et de MRC, situées tout au long du tracé, dont celles de Saint-Basile-le-Grand et Saint Mathias-sur-Richelieu, ont adopté récemment des résolutions afin de demander à la ministre Beauchamp une enquête sur l’impact environnemental du renversement du flux de cet oléoduc », ont ajouté Bertrand St-Arnaud et Yves Lessard.

Les citoyens sont inquiets des conséquences environnementales désastreuses pour les terres agricoles et les nappes phréatiques qui pourraient survenir en cas de bris sur ce pipeline construit en 1941. Comme l’indiquait Équiterre l’an passé, ce projet est une menace inacceptable pour l’environnement en raison des risques de déversements accidentels. L’organisation soutenait que la CPTAQ ne peut surseoir à son mandat de protéger une terre agricole localisée dans un des terroirs les plus distincts du Québec. Construit en 1941, le pipeline Montréal – Portland est un des plus âgés du continent. Le pétrole des sables bitumineux est un pétrole à haute teneur en soufre, ce qui augmente son potentiel corrosif. Contrairement, donc, à ce qu’indique la décision de la Commission, les risques de fuites et donc de déversements et de contamination des terres agricoles, sont particulièrement élevés, d’autant plus que près de la moitié des accidents aux États-Unis a lieu dans des pipelines vieux de plus de 50 ans et plus.

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